Légendes urbaines d’enterrements de vie de jeunesse

Bizutages grotesques ou cruels, infidélités, beuveries à l’issue tragique… Les enterrements de vie de jeunesse (EDVJ) sont auréolés d’une légende plutôt noire. On ne compte plus les films à la Very Bad Trip, dont l’intrigue repose sur les excès de ce rite qui précède le mariage.

Les légendes qui circulent à ce sujet traversent elles aussi les décennies. Elles ont su par exemple s’adapter à l’extension de cette fête masculine à la sphère féminine dans les années 1970/80. Transmises comme des récits de very bad trips, elles nous font rire par leurs détails scabreux ou les fantaisies de certains participants sous l’effet de l’alcool. Elles nous mettent aussi en garde contre les conséquences de ce rite – et les excès qu’il permet ! – pour l’union à venir.

L’enterrement de vie de jeunesse aujourd’hui

Rites de passage au XXIe siècle par Martine Roberge. Presses de l'Université Laval / Editions Hermann, 2014

Rites de passage au XXIe siècle par Martine Roberge. Presses de l’Université Laval / Editions Hermann, 2014

L’enterrement de vie de jeunesse était, jusqu’aux années 1970/1980, un rite exclusivement masculin. Apparenté au bizutage et au charivari, il prend originellement la forme d’une série d’épreuves imposées au ou à la futur(e) marié(e). Une formule qui fait écho aux bizutages et rites d’initiations des sociétés traditionnelles d’après l’ethnologue Martine Roberge, auteure de Rites de passage au XXIe siècle (Hermann, 2014). Elle explique :

« Pour ces derniers, les épreuves sont souvent marquées par l’humiliation, la douleur, la perte d’identité pour ensuite être reconnu, ou agrégé à une nouvelle identité, un nouveau statut. Dans le rite de l’enterrement de vie de jeunesse (EVDJ), le jeune dit adieu symboliquement à son célibat et par le fait même à son groupe de pairs, puisque le mariage lui donnera un nouveau statut, qui le fera passer de célibataire à marié, et qui le distinguera de ceux qui ne sont pas mariés. De ce fait, il quitte pour ainsi dire les privilèges et les avantages que l’on attribue à la jeunesse, la liberté, qui se distingue des responsabilités du couple, des enfants, etc. »

L’EVDJ est un « rite d’adieu à sa vie de célibataire ainsi qu’un rite de dernière fois, sans avoir un caractère définitif. En fait, ce rite n’a de sens que dans le continuum du mariage ou de l’union qui suit. C’est pourquoi il comporte deux parties », précise l’ethnologue.

Traditionnellement, la partie publique du rite débute par l’enlèvement du ou de la futur(e) marié(e) par ses proches à son insu. Le candidat au mariage est grimé par divers substances (mélasse, œuf, farine, plumes, bière), avant d’être exhibé sur la place publique, ligoté à une potence ou assis dans un faux cercueil à l’arrière d’une camionnette pour être promené dans les rues aux bruits des klaxons et du tintamarre avant d’être nettoyé.

Aujourd’hui, le travestissement a remplacé le grimage,

« il a une fonction signalétique qui indique que l’enterré est en transition. Le corps est le support du rite. Déguisé et travesti de manière exagérée, il met symboliquement en scène l’identité de genre de l’homme et de la femme. Le travestissement porte sur les attributs masculins et féminins, accentuant la perte de liberté de vagabondage sexuel associée au mariage »

La parade dans les rues se fait, par ailleurs, de manière plus active pour l’enterré, qui doit solliciter les passants lors d’épreuves. Dans certains enterrements, le ou la futur(e) marié(e) doit par exemple vendre des petits objets (bonbons, préservatifs…etc) aux passants afin de recueillir de l’argent pour payer des consommations dans les bars. Dans cette parade « le côté festif domine, voire le côté carnavalesque que l’on attribue aux fêtes d’inversion, de transgression, le charivari et le tintamarre où le peuple s’exprime ».

La partie privée du rite se déroule ensuite « à l’abri des regards et avec le groupe de pairs où des situations inédites peuvent se produire et où le caractère secret doit être conservé par les non-initiés ». L’enterré est confronté à une série d’épreuves destinées à le faire boire. L’enivrement est effectivement un moyen d’effacer l’état antérieur du sujet (célibataire), et de faciliter son agrégation dans un nouvel état (jeune marié). Il est également exposé une dernière fois à la luxure, par l’entremise d’une strip-teaseuse ou d’une prostituée. Une pratique aujourd’hui étendue à la sphère féminine (voir partie 3). Le rite se termine généralement par le raccompagnement de l’enterré chez lui. Le réveil est bien souvent difficile : l’état d’enivrement étant une garantie du succès de l’enterrement !

Des légendes concentrées sur la partie privée du rite

Les récits que nous avons recueillis traitent principalement de la partie privée du rite, où l’enterré est exposé notamment à des épreuves destinées à le faire boire. Ils mettent particulièrement en scène les dérives et accidents possibles. Comme Martine Roberge l’explique, « les enterrements de vie de jeunesse n’ont jamais eu bonne presse et ont souvent défrayé la manchette des faits divers. Le mystère et le secret entourant la partie privée du rite y est sans doute pour quelque chose dans le désir d’en connaître un peu plus sur ce qui s’y passe réellement. »

Des légendes font toutefois exception :

Enterrement à la suédoise

Cette première légende, à l’humour potache, a circulé sur internet – sur les forums et sans doute sous forme de chaînes de mails – au début des années 2000. Nous en avons trouvé une version en anglais et en français sur deux forums distincts. Accompagnant le récit, la photographie du supposé « enterré » remplit deux fonctions : elle permet d’authentifier le récit (l’homme est jeune, de type suédois, et on devine qu’il est sur un voilier)… mais participe aussi habilement de la chute, comme nous allons le voir :

Marin suédois barbu

En Suède, il est coutume pour un futur marié d’être kidnappé et entraîné quelque part pour son enterrement de vie de garçon – qui dure habituellement toute la journée et toute la nuit. Plutôt que de faire un enterrement de vie de garçon typique où tout est arrangé à l’avance – sortir, se soûler et aller aux danseuses – , les Suédois font les choses différemment. Le futur marié n’a aucune idée de ce qui l’attend jusqu’à ce qu’il se fasse accrocher. Il risque de se faire déguiser de façon folle et de faire des niaiseries… c’est là que le plaisir commence!

Ce type est un marin amateur et quand il a été kidnappé pour son enterrement de vie de garçon, ses amis lui ont collé une fausse barbe de marin et l’ont mis aux commandes d’un yacht de 60 pieds pour la journée – avec bien sûr beaucoup de bière et de nourriture. Mais rien de particulièrement dégradant ne lui est arrivé jusque là.

Le soir, après être revenu à terre pour se préparer pour la soirée aux danseuses, tous les gars se sont donné rendez-vous dans un sauna ce qui est pratique courante en Suède. Imaginez l’horreur qui pouvait se lire dans le visage du futur marié quand il a vu ses amis nus qui l’attendaient. Son « best man » et ses autres amis n’avaient plus un poil sur les parties.

Pouvez-vous deviner d’où venait la fausse barbe?  :D

Maintenant, regardez l’image de nouveau.

Les éléments scabreux ou grotesques sont assez récurrents dans les légendes d’enterrements de vie de jeunesse. « L’œil infecté » en est un exemple, que nous aborderons plus loin.

Cette légende se différencie cependant des autres par son déroulement. Elle met en scène l’intégralité de l’EDVJ : le futur marié est enlevé et grimé et mis aux commandes d’un yacht avant d’aller au sauna pour débuter la partie privée du rite. Elle amuse plutôt qu’elle ne met en garde contre les EDVJ, à l’inverse d’autres légendes, à l’issue plus sombre.

Bottes et mousse expansive

Cette seconde légende illustre les conséquences tragiques d’un bizutage ayant mal tourné. Ayant entendu ce récit d’un ami étudiant en 2016, qui le tenait pour vrai, nous avons pu en retrouver la trace sur différents forums internet :

Je connais pas le mec personnellement, c’est un collègue du père d’un pote.

Le mec devait se marier, donc avec ses potos, ils ont fait son enterrement de vie de garçon. Ils ont beaucoup picolé, et dans le délire, ils l’ont habillé en paysan (avec salopette, chemise carreau, chapeau, botte en caoutchouc etc…).
Après avoir bien bu une partie de la nuit, un de ses potes a foutu dans les bottes du gars, une mousse (je sais plus le nom, un Bob le bricoleur du forum pourra m’éclairer) qu’on utilise en bricolage, qui devient super dure.

Le gars s’est endormi avec les bottes pleine de mousse. Le lendemain matin, il se réveille, et il a du mal à sentir ses pieds, la mousse s’était totalement durci, impossible d’enlever les bottes.
Direction hopital, mais ils ne pouvaient rien faire, donc amputation juste sous les genoux, aux deux jambes.

Sa fiancée, a donc annulé le mariage, et l’a quitté.
Le gars s’est suicidé une dizaine de jour après.
Le pote, qui avait mis la mousse dans les bottes s’est à son tour suicidé une dizaine de jour après.

Histoire vraie, tout ça à cause d’une connerie de bourré. [Source : forum Jeux vidéo.com, 2014]

Ce qui n’était qu’une blague potache (remplir de mousse expansive les bottes du futur marié pendant son sommeil) tourne à l’horreur : la mousse se solidifie, le futur marié doit être amputé et met fin à ses jours. La mise en garde contre les conséquences du rite de l’enterrement de vie de jeunesse joue sur le choc entre deux antagonismes : les plaisirs de la fête et la conclusion mortelle de la légende.

L’infidélité punie ou révélée

Un grand nombre de légendes que nous avons relevées s’attardent sur un autre risque de l’enterrement de vie de jeunesse : mettre en danger l’union à venir.

Martine Roberge, dans son étude des Rites de passage au XXIe siècle note que traditionnellement dans l’enterrement de vie de jeune garçon, le futur marié est exposé une dernière fois à la luxure, par l’intermédiaire d’une strip-teaseuse voire d’une prostituée, avant de dire adieu aux privilèges de la vie de célibataire, dont le vagabondage sexuel fait partie.

D’après ses observations, cette pratique se maintient sous la forme de jeux de vérité autour de la sexualité du jeune marié ou de visites dans des maisons de strip-tease. Elle s’étend aux enterrements de vie de jeune fille.

Comme elle l’explique, « cela correspond à la liberté des mœurs, d’avoir des relations sexuelles avec plusieurs partenaires avant de s’engager dans la vie de couple. Le fait que le phénomène se soit étendu aux enterrements de vie de jeune fille témoigne de la libéralisation sexuelle de ces dernières et de leur revendication à l’égalité, d’où la prolifération de ces maisons-bars de strip-teaseurs. »

Malgré une tendance à la personnalisation du rite de l’EDVJ – pour correspondre aux valeurs du groupe de pairs, aux goûts et à la personnalité de l’enterré – son scénario se nourrit d’un certain nombre de clichés et d’images fortement médiatisées, issues du cinéma par exemple. Comme Martine Roberge le fait, par ailleurs, remarquer : « pour reconnaître que nous sommes en présence d’un rite d’enterrement de vie de jeunesse, la ritualisation doit comprendre des séquences types qui nous rappellent des formes rituelles classiques avec des repères symboliques que la plupart peuvent identifier. Qu’on y adhère ou pas, le rite c’est le rite! »

L’exposition à la luxure est un des éléments du rite qui concentre la majorité des craintes et risques de dérapages selon les légendes. Celles que nous avons recueillies concernant cet élément du rite mettent toutes en scène une infidélité entre le futur ou la future marié(e) et le strip-teaseur de la fête.

Étouffé entre les seins d’une strip-teaseuse

Dans « Groom Killed By Stripper’s Boobs » (Un futur marié décède entre les seins d’une strip-teaseuse) un futur marié fête son enterrement de vie de jeune garçon dans un strip-club. Il a eu « son lot de bières », mais ne semble pas « hors de contrôle ». Lorsque « I’m too sexy » retentit, il se lève et se met à danser « comme un idiot ». Une strip-teaseuse repère son manège, et commence à exécuter une lap-dance pour lui. Elle agite ses seins face à son visage. Plus elle les agite, plus le futur marié « se perd entre sa poitrine ». Il agite les bras, mais ses amis ne remarquent rien… Et le futur marié finit par mourir étouffé. L’ironie étant que les gestes d’appel au secours du futur marié ont sans doute été interprétés par ses amis comme les mouvements d’une danse (!).

L’infidélité est punie, ici, de manière extrême. Ce qui est moins le cas dans les autres légendes relevées, où l’infidélité est révélée de façon honteuse :

Des morpions dans l’œil

Dans « Lousy predicament » (Situation pouilleuse), une future mariée se serait retrouvée – stigmate de son infidélité ! – avec un œil infecté au lendemain de son enterrement de vie de jeune fille. Elle aurait reçu un morpion, niché dans le cache-sexe du strip-teaseur, pris en pleine figure.

La strip-teaseuse talentueuse

Selon « La strip-teaseuse talentueuse », un futur marié aurait, quant à lui, laissé tombé un préservatif usagé en retirant ses vêtements pour aller se coucher auprès de sa future femme, juste après son enterrement de vie de garçon. Une strip-teaseuse talentueuse aurait réussi à dérouler sur sa verge un préservatif coincé entre ses dents sans que le jeune homme ne s’en rende compte.

Cette marque d’infidélité – plutôt cocasse ! – rejoint un mème de la culture populaire que relèvent Campion-Vincent et Renard dans De source sûre : Nouvelles rumeurs d’aujourd’hui : celui des cheveux, odeurs de parfum…etc retrouvés sur les vêtements du fautif, et qui permettent d’identifier une possible infidélité.

Enceinte d’un bébé noir

Jan Harold Brunvand identifie pour la première fois en 1985 aux États-Unis cette légende du bébé noir qu’auraient eu un couple de caucasiens après leur mariage, révélant l’infidélité de la future mariée avec un strip-teaseur lors de son enterrement de vie de jeune fille.

D’après Snopes, il s’agirait là d’un renversement d’une légende plus ancienne, impliquant un homme qui, ayant rendu visite à une prostituée, transmet à sa femme le sperme d’un client noir. Ce renversement s’opérant dans un contexte où les enterrements de vie de jeune fille se démocratisent.

Le strip-teaseur nain

En France une légende similaire, qui se trouvait à l’origine sur le post d’un blog espagnol, a été relayée par la presse en 2014, sans vérification :

Enceinte strip teaseur nain photo d'illustration article LCI

« […] Ah, l’enterrement de vie de jeune fille (ou de garçon)… L’occasion, souvent, d’en « profiter » une dernière fois avant de jurer fidélité à l’autre, pour l’éternité. A moins que la situation ne dérape… C’est ce qui vient d’arriver à une jeune Espagnole, qui, la veille de son mariage, a eu le droit à une bonne soirée arrosée entre filles, rapporte la presse espagnole .

S’en est suivie, le lendemain, une charmante cérémonie. Et, surprise, quelques semaines plus tard : le couple apprenait qu’il allait avoir un enfant. Joie, bonheur. Neuf mois après, la petite merveille faisait son apparition dans un hôpital de Valence. Mais Ô, surprise : le nouveau-né est atteint de nanisme. Or, aucun cas n’a jamais été recensé dans aucune des familles des époux…

« Nous étions tous tellement heureux »

Rapidement, les proches de la jeune mariée font alors le rapprochement : lors du fameux EVJF, le strip-teaseur « personnel » de la demoiselle était atteint…. de nanisme. Mise devant le fait accompli, la jeune infidèle a bien dû avouer la vérité à son époux. [Source : LCI

On note que dans la variante plus récente de cette légende teintée de racisme, le strip-teaseur noir a été remplacé par un strip-teaseur nain. Selon Aurore Van de Winckel sur son blog, ce strip-teaseur hors norme rappelle les stars des freak shows américains du XIXe et du XXe. Elle mentionne également Tyrion Lannister, héros de « Game of Thrones », connu pour son activité sexuelle trépidante. « Selon certaines traditions anciennes et dépassées, le nain personnifie les manifestations incontrôlées de l’inconscient et a pu être considéré comme le gardien du secret ou comme la conséquence d’une faute » conclut-elle.

Des légendes qui ont les caractéristiques des « légendes sexuelles »

Les légendes mettant en scène l’infidélité à l’occasion d’un EDVJ ont toutes les caractéristiques des légendes sexuelles, telles que les sociologues Véronique Campion-Vincent et Jean-Bruno Renard les définissent dans De source sûre : Nouvelles rumeurs d’aujourd’hui. Les fantaisies et les écarts que favorisent et permettent l’enterrement de vie de jeunesse sont, effectivement, systématiquement punis par une justice immanente.

Des éléments que l’on pourrait interpréter comme de mauvaises coïncidences ou des coups du destin tombent avec la force d’un châtiment sur les enterrés infidèles, sans aucune intervention humaine. L’infidélité est révélée par le détail compromettant plutôt que par les confidences d’une personne présente à l’enterrement. Elle est punie de manière indirecte par la mort (« Un futur marié décède entre les seins d’une stip-teaseuse »), par un marquage disgracieux (« L’oeil infecté »), ou une révélation honteuse (« The Bad Bachelorette »).

Si les légendes d’EDVJ ont su s’adapter à notre époque, prenant en compte l’extension de ce rite à la sphère féminine, c’est pour dénoncer les conséquences de l’EDVJF pour la moralité des jeunes mariées. Elles partagent, avec les légendes sexuelles, deux fonctions ambivalentes qu’ont identifié Campion-Vincent et Renard. Elles sont une « machine à défouler », permettant de vivre par procuration des moments de relâchement total sans en subir les conséquences. Et ce, que l’on parle des légendes d’infidélité mais aussi des légendes mettant en scène des dérapages, des very bad trips. Nous tenons là, sans doute, l’une des raisons du succès de ce rite au cinéma ! Elles sont, enfin, des récits qui condamnent le comportement d’individus désignés comme pervers, définissant une normalité par la stigmatisation de l’anormalité.

Nous adressons nos remerciements à Martine Roberge, professeure d’ethnologie au Département d’histoire de l’Université Laval, pour son aide précieuse.

Sources

Snopes.com.

Aurore Van De Winckel. Enceinte du strip-teaseur nain ? Une légende urbaine pour faire peur… et fantasmer. Le Plus – Nouvel Obs, octobre 2014. http://www.huffingtonpost.fr/sixtine-h/le-nain-nouvel-objet-de-risee-collective/

Livres

Martine Roberge. Rites de passage au XXIe siècle : entre nouveaux rites et rites recyclés. Presses de l’université Laval Hermann, 2014.

Véronique Campion-Vincent et Jean-Bruno Renard. « Rumeurs et légendes sexuelles » in De source sûre : nouvelles rumeurs d’aujourd’hui. Payot, 2005.

Jan Harold Brunvand. « The Bad Bachelorette » in The Baby train and other lusty urban legend, pp. 50-52. W. W. Norton & Company, 1993.

Image à la Une : image promotionnelle de Very Bad Trip II.

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1 réponse

  1. Ami étudiant dit :

    « Ayant entendu ce récit d’un ami étudiant en 2016 »

    Coucou !

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